Twitter comme « gouvernement alternatif » !

Twitter comme « gouvernement alternatif » !

de WH (qui n’est pas Shakespeare!)


L’actuel locataire de la Maison Blanche, outre ses propos insultants et indignes envers la presse, a mis en marche la plus dangereuse machine de communication depuis le milieu des années 1930.

Les premiers jours de sa fonction, Trump a modifié fondamentalement la démocratie américaine: il règne comme un despote en utilisant à outrance les décrets présidentiels et il inonde Twitter avec des messages dignes de la machine à propagande du Troisième Reich.

Les «faits alternatifs» sont désormais les critères de la désinformation orchestrée par les sous-fifres du milliardaire.

Il s’entoure de ministres – millionnaires ou milliardaires comme lui – sans expérience aucune dans des domaines clés comme la diplomatie.

Pire encore, il bombarde au plus haut niveau de son Administration des négationnistes du réchauffement climatique, des opposants farouches au droit à l’avortement, ou des milliardaires adeptes de la dérégulation financière qui annoncent sans sourciller… la fin de l’Union européenne et de l’euro.

Il reçoit en grande pompe Theresa May, en récompense du Brexit.

Trump est narcissique: il n’accepte aucune critique, il ment, il déforme la vérité, il défie les faits.

A l’ère du fast-food de l’information qu’est Twitter, où les jeunes générations se croient informées parce qu’elles ont lu du n’importe-quoi en 140 caractères, la vigilance totale est de mise.

Depuis la prestation de serment de Trump, pas un jour ne passe sans que la presse américaine de qualité – Washington Post, New York Times, CNN, etc. – dénonce les dérives dangereuses du républicain.

Certes, caricatures et moqueries à l’égard de Trump et de ses apparatchiks sont légion sur Facebook, mais cela pourrait bien vite changer.

Le nouveau responsable – républicain – de la FCC, la commission fédérale des communications, prône la fin de l’Internet «ouvert».

En clair, il entend imposer aux fournisseurs de services sur le Net de payer l’accès aux réseaux, aujourd’hui gratuit.

Ceux qui paieront – les grands bien entendu – auront en contrepartie un accès rapide et privilégié. En revanche, les ONG, groupes de pression et organisations caritatives, qui ne seront pas en mesure d’acquitter la redevance, seront muselés.

Et la machine de communication destructrice de Trump fêtera son âge d’or.

Bye-bye democracy…

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